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RESIDENCE D'AUTEURS DRAMATIQUES
A BAMAKO
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- dernière maj juillet 2003

Par David Djaomanoro

Femmes se rendant au marché

Femmes Dogon au puits

Contact :
David jaomanoro
50, rue de la briqueterie, cavani
97600, mamoudzou, mayotte
Tél : (0269) 61 42 64
Portable : (0269)65 55 66
E-mail : davidjaomanoro@wanadoo.fr

 

Pays dogon: mythe ou réalité

Les falaises de Badiangara, en pays dogon, situé à environ 550 kilomètres au Nord-est de la capitale, Bamako, est un circuit touristique incontournable. Certains villages, comme dans la région de Tireli, sont classés patrimoine mondial par l’Unesco.

Aux XVIIè et XVIIIè siècles, les falaises de Badiangara ont servi de refuge aux Dogons assaillis par leurs voisins Peuls et Mossi ; plus tard, les escarpements les ont protégés contre les enrôlements forcés dans l’armée française ou en tant que travailleurs dans les chantiers et les exploitations.

Les Dogons tirent durement leur subsistance, le mil, de la savane aride qui constitue leur terre. Afin de gagner des revenus supplémentaires, ils transportent, souvent à dos d’âne, de la terre vers les abords des barrages et points d’eau où ils aménagent des aires de culture maraîchère: oignons, tabac, piment. Ces produits seront vendus à Bamako, ou au Burkina voisin.

On entre dans un village dogon par une porte en bois, sculptée de motifs racontant la cosmogonie de la famille fondatrice. Les petites cases carrées de 2m sur 2, coiffées d’un toit de chaume conique à l’image du chapeau dogon proposé aux touristes, se serrent les unes contre les autres pour former une cour intérieure où se déroulent les différentes occupations quotidiennes : cuisine, sculpture, tissage.

Le chef de clan dogon s’appelle le hogon. Sa case est construite sur les escarpements, en retrait par rapport au village. Le hogon est un chef traditionnel et charismatique, élu parmi les anciens qui exercent un pouvoir réel sur le clan. A l’approche de sa mort, le hogon est installé dans une excavation aménagée dans la falaise, où il pratique la méditation en total retrait par rapport au monde matériel. Juste au-dessus de sa tête, dans des cavités creusées dans la falaise, reposent les mânes de ses ancêtres.

La case à palabre est une construction sans murs, faite de gros piliers soutenant une toiture composée de plusieurs couches de branchages, de plâtre, de chaume. Ce qui assure une fraîcheur très appréciée par les vieillards qui y siègent pour débattre des affaires importantes concernant le village, la famille, le clan.

Les Dogons sont foncièrement animistes, malgré une conversion partielle à

l’islam, ou au christianisme un peu plus tard. Des missions protestantes (1930) et catholiques (1950) se sont installées et qui ont favorisé l’accès des enfants à l’école primaire, aux soins médicaux.

« Cependant les devins et les guérisseurs avouent avoir des clients de toutes les religions. Une certaine ambivalence règne en matière de pratiques religieuses. D’une part les jeunes Dogons sont conscients de leur handicap lorsqu’ils évoquent leurs pratiques animistes à l’extérieur de leur communauté, et certains confient qu’ils se convertissent à l’islam pour obtenir un passeport lors de leurs déplacements. D’autre part les religions monothéistes ont permis aux jeunes générations de se démarquer des pratiques traditionnelles et du pouvoir des anciens. Mais dès qu’il y a rupture dans l’équilibre écologique (sécheresse, invasion de criquets) ou familial (maladie, décès), les pratiques animistes réapparaissent chez les croyants des religions révélées ». (Maïlis Ardour, ethnologue, GEO n°275, janvier 2002)

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David D.

 

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2002

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